Soyons alertes !
28 avril 2010
Chères consœurs, cher confrères,
Il est clair pour moi que le thème du Congrès
de cette année ne peut arriver à un meilleur moment.
« Soyons alertes ! » C’est le thème de cette
année. Et je vois partout au SEFPO, des germes de l’activisme qui poussent
spontanément.
Bien sûr que nos membres ne restent jamais
immobiles vis-à-vis d’un problème ou d’une difficulté. Mais ce printemps, il me
semble qu’ils sont plus occupés que jamais.
Les membres du conseil du SEFPO dirigent la
lutte contre le soi-disant « gel temporaire des salaires » de Dalton McGuinty,
qui est en réalité une réduction permanente de la paie. Les sections locales se
manifestent contre les mises à pied dans les hôpitaux et les faillites menacées
des sociétés d’aide à l’enfance. D’autres membres se préparent pour une lutte
importante contre la privatisation de leur travail.
Partout il y a de l’action. Et je pense que
l’action qui se propage ce printemps est le genre d’action qui est très
profonde. C’est le résultat d’une sensibilisation sans cesse croissant de ce
qui se passe réellement dans le monde entier.
Dalton McGuinty fait des coupures aux
salaires non pas parce que les dépenses publiques sont trop élevées. Bien au
contraire, elles ne le sont pas du tout. Au point de vue dépenses aux
programmes sociaux par personne, l’Ontario se classe le deuxième le moins élevé
parmi tous les territoires et provinces au Canada.
McGuinty songe à vendre les agences de la
Couronne non pas parce qu’elles ne ramassent pas suffisamment d’argent pour les
contribuables. Bien au contraire, elles le font tous les jours. Cette année,
les agences telles que LCBO, OLG, Hydro One et Ontario Power Generation
gagneront plus de 4 milliards de dollars de profits purs – et tout ça,
par-dessus du revenu d’impôts qu’elles rapportent.
McGuinty coupe les dépenses relatives aux
soins de santé et services sociaux non pas parce qu’il n’a pas d’argent. Bien
au contraire, il en a beaucoup. Rien que cette année, il enverra des chèques
d’un montant total de 2,8 milliards de dollars pour faire mieux accepter la taxe
de vente harmonisée aux Ontariens et Ontariennes.
Le premier ministre fait ce qu’il fait pour
une raison fondamentale : il veut faire des changements en Ontario pour que les
entreprises puissent faire plus de profits. De cette façon, les entreprises
peuvent continuer à payer de gros bonis pour permettre aux cadres supérieurs de
vivre encore plus à l’excès comme de véritables goinfres.
Il est devenu de plus en plus clair que le
premier ministre est tout và fait indifférent aux besoins des gens ordinaires
qui ont besoin d’un travail décent et des services publics fiables. C’est
pourquoi il peut annoncer la fermeture d’un programme de traitement résidentiel à
Sarnia qui aide des jeunes filles adolescentes ayant des problèmes de santé
mentale depuis 37 ans. C’est pourquoi il peut enlever l’allocation alimentaire
de 124 000 personnes qui dépendent de l’assistance sociale.
Il est temps de mettre fin au bien-être des
entreprises. Il est temps de re-bâtir nos communautés du bas vers le haut et
d’aider ceux qui ont besoin d’aide le plus.
Il est temps de dire : « Soyons alertes ! »
En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas, Président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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