La sécurité de la retraite est pour tout le monde
22 février
2010
Chères consœurs et chers confrères,
Il y a des appels téléphoniques auxquels on
préférerait ne pas répondre.
Récemment, Stockwell Day a appelé les
syndicats représentant les travailleurs de la fonction publique fédérale. Il
voulait les rencontrer.
Récemment nommé président du Conseil du
Trésor, Monsieur Day est essentiellement le nouveau ministre des Coupures au
gouvernement fédéral.
Il appelait les syndicats pour leur parler
des pensions.
Comme leurs cousins à Queen's Park, les
Conservateurs du fédéral, dirigés par Stephen Harper, n'ont jamais aimé le
secteur public. Le déficit fédéral est pour eux l'excuse parfaite pour couper
sur les emplois, les salaires et les pensions. Bien que le budget de cette
année, qui doit être rendu le 4 mars, reste basé sur les dépenses de relance,
l'an prochain, il sera tout à propos de la réduction du déficit. Ce qui signifie
que nous sommes au seuil d'une campagne de la droite de 12 mois contre les
pensions et les salaires dans le secteur public.
Et on ne se contentera pas d'attaquer les
employés du fédéral. J'ai été invité, le 6 février dernier, à parler dans le
cadre de l'émission Focus Ontario de Global TV; la discussion portait sur le
prochain budget provincial. Catherine Swift, présidente de la Fédération
canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), était également présente.
Madame Swift s'est montrée impolie, odieuse
et vicieuse. (Cliquez
ici pour regarder.) De toute évidence, elle a une dent contre les
fonctionnaires. Elle a fait remarquer, correctement, que les pensions au sein du
secteur public sont plus élevées en moyenne qu'elles le sont dans le secteur
privé. Selon elle, pour apporter l’équité dans le secteur privé, il faut réduire
les pensions du secteur public.
J'ai deux ou trois choses à dire à ce propos.
Premièrement, les fonctionnaires ont
travaillé dur pendant des décennies pour construire les solides régimes de
pension dont ils bénéficient aujourd'hui. Ils ne sont pas « subventionnés »,
comme l'a laissé entendre Madame Swift. Ils font partie de nos salaires – des
portions de nos salaires que nous avons préféré mettre de côté pour l'avenir
plutôt que de les dépenser aujourd'hui. Et vu que les syndicats ont leur mot à
dire sur la façon dont les gros régimes sont gérés, ils sont très bien gérés,
contrairement à bien des régimes d'entreprise. (Nous avons encore beaucoup à
faire pour nos membres qui n'ont pas de pension. C'est pourquoi nous avons créé
Le système des régimes de retraite du SEFPO.)
Deuxièmement, Catherine Swift et ses acolytes
ne parlent pas pour les travailleurs du secteur privé. Les syndicats du secteur
privé à travers le Canada s'opposent d'un commun accord à la réduction des
revenus de pension des fonctionnaires. Ils veulent plutôt que les revenus de
retraite de leurs membres augmentent. Les syndicats des deux côtés de la
discussion (du secteur public et du secteur privé) soutiennent le
plan du Congrès du travail du Canada visant à faire en sorte que
chaque Canadien et chaque Canadienne puisse s'attendre à une retraite sans
pauvreté.
Au cours de l'année à venir, on va beaucoup
parler des pensions dans les médias. Catherine Swift et ses acolytes attaqueront
votre droit de prendre votre retraite. Vos amis et vos voisins liront ces
histoires. Les membres de votre parenté répéteront peut-être les arguments de la
droite à la table à manger.
Vous serez tenté de dire « Laissez nos
pensions tranquilles! » et je le comprends. Toutefois, à une époque où tant de
travailleurs retraités vivent dans la pauvreté, ce n'est pas assez. Notre
objectif en matière de pension est plus grand que nous. Il est très simple, tout
comme notre message : La sécurité de la retraite est pour tout le monde.
Dites-le à tous ceux que vous connaissez.
Solidairement,
Warren (Smokey) Thomas
Président
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