Le premier ministre doit examiner les relations de travail avec ses propres employés
29 janvier 2009
Pendant que McGuinty se mêle des affaires de
l’Université York, il ignore convenablement le baril de poudre dans sa propre
arrière-cour : les travailleurs des Services correctionnels procèdent au vote de
grève sur la dernière offre contractuelle de la province.
Le rapport du vérificateur général publié il
y a quelques mois en temps opportun a souligné que les congés de maladie des
agents des Services correctionnels et des jeunes contrevenants étaient élevés.
En même temps, les négociateurs du ministère des Services correctionnels ont
présenté à la table un nouveau régime de congés de maladie pour ces deux groupes
d’employés. Ce régime, en gros, pénalise ces employés et leur enlève plus de
cinq jours de maladie payés par an.
Depuis au moins 20 ans, il y a des problèmes
majeurs avec la surpopulation dans les établissement des services correctionnels
dans notre province. Même le vérificateur général avoue que de nombreux
établissements ont un pourcentage de détenus qui s’élève à 135 pour cent.
Résultat ? Beaucoup de stress. L’exposition continuelle aux maladies de
toutes sortes. Des assauts au personnel tous les jours. Auxquels s’ajoutent
les conditions déplorables dans les prisons provinciales qui sont inimaginables
pour la plupart des travailleurs de l’Ontario.
Depuis 20 ans, les gouvernements successifs
ont ignoré la surpopulation dans les prisons, l’exposition aux maladies, les
assauts physiques et les stress mentaux subis par les travailleurs des Services
correctionnels. Alors que le premier ministre se préoccupe du taux de congés de
maladies élevé !
Le premier ministre a actuellement l’occasion
de résoudre ces problèmes. C’est le moment de réagir de façon positive, non pas
de menacer de punition. Les travailleurs des Services correctionnels procèdent
au vote pour rejeter l’approche punitive du gouvernement. Et l’équipe de
négociation a déjà planifié de rencontrer l’employeur une fois les résultats
auront été obtenus.
Le conge de maladie ne sera pas le seul point
important sur le programme. Pour les agents de probation, la charge de travail
continue d’être ignore par le ministère, laissant le grand public vulnérable.
Pour les autres membres dans les Services correctionnels, il y a peu sinon rien
de ce qu’on peut considérer comme améliorations.
Ça ne devrait pas être difficile pour
McGuinty. Dans une démonstration sans précédent de négociation de bonne foi, le
gouvernement a déjà conclu un accord de principe avec le reste de la fonction
publique. Maintenant, il lui suffit tout simplement de demander à son personnel
de faire la même chose avec les travailleurs des Services correctionnels. Il
n’a pas besoin de se mêler des affaires des autres. Il lui suffit de s’occuper
de ses propres employés.
Les agents des Services correctionnels, des
jeunes contrevenants, de probation, de récréation, de réadaptation, les
travailleurs d’entretien, etc. tous les membres de l’unité de négociation des
Services correctionnels ont l’expérience, les connaissances et les solutions aux
problèmes … si le gouvernement prend la peine de les écouter.
La collaboration, c’est d’une importance
primordiale pour améliorer la vie professionnelle des milliers de travailleurs
et travailleuses qui sauvegardent nos établissements, nos communautés et le
grand public, au jour le jour. Les travailleurs des Services correctionnels,
dans les établissements ou dans les communautés, méritent un meilleur
traitement. Dalton McGuinty leur doit rien de moins.
En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas
Président
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