La privatisation : une bataille est gagnée mais la guerre continue
Chères consœurs, chers confrères,
C’est officiel : Les Libéraux McGuinty ont mis un pieu dans
le cœur d’une très mauvaise idée qui s’appelle « super société ».
C’est un grand soulagement. Voici l’idée essentielle de la
« super société » :
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la LCBO, la Société des loteries et des jeux, Hydro One,
et Ontario Power Generation seraient regroupées en une seule entreprise;
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les Libéraux en vendraient 20 pour cent aux
investisseurs privés; et
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les Libéraux dépenseraient cet argent-là sur leur
réélection en 2011.
Ça n’a jamais été une bonne proposition. La « super
société » aurait volé aux Ontariens une grosse somme des 4 milliards de
dollars par an que ces entreprises gagneraient pour nous tous. Et en
donnant aux investisseurs la parole à l’égard de la gestion, je crois bien
qu’on couperait des emplois et baisserait les salaires systématiquement.
Le 12 juillet, le ministre des Finances a annoncé que la «
super société » était morte. Les raisons qu’il a données étaient
techniques, mais les vrais raisons étaient politiques. Le ministre Duncan
et le premier ministre McGuinty savaient que le public n’aimait pas l’idée.
Plus important encore, ils savaient que l’opposition serait organisée et
efficace.
En 2010 la Division des employés de la régie des alcools du
SEFPO a travaillé assidûment pour trouver des alliés visant à lutter contre
la « super société ».
La Division a atteint le public. Elle a organisé une
réunion nationale des syndicats des régies des alcools. Elle a travaillé
avec notre Conseil exécutif pour manifester à une réunion du Cabinet des
Libéraux. Elle a noué des liens durables avec la Society of Energy
Professionals, un syndicat dans le secteur d’électricité.
Ensemble, le SEFPO et la Society ont financé des groupes de
discussions et fait des sondages. Nous avons fait le travail préparatoire
d’une grosse campagne. Et nous avons transmis un message clair aux Libéraux
que la « super société » représentait une lutte qu’ils ne pourraient pas
gagner.
Tristement, la menace de la privatisation ne disparaîtra
jamais. Elle ne disparaîtra pas tant que notre monde est axé sur la quête
de profit. Les entreprises privées continueront à demander au gouvernement
pour plus de « opportunités » et elles continueront à financer les
politiciens qui leur en donneront.
Nous lutterons toujours contre l’assaut de la privatisation
à nos emplois et aux services publics dont nos communautés ont besoin. Mais,
pour aujourd’hui, célébrons une victoire.
En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la
fonction publique de l’Ontario
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