Un message du président

Nouvelle loi requise pour protéger les travailleurs

20 juin 2008

Imaginez la possibilité à 50 pour cent de se faire attaquer ou maltraiter au travail.  Imaginez l’Intimidation et l’abus verbal tous les jours au travail.  C’est ce que font face les membres du SEFPO.

Il y a quelques semaines, j’ai écrit à propos de la violence au travail.  Dans l’intervalle, notre syndicat travaille assidûment afin d’étudier les besoins des travailleurs vivant sous la menace de la violence et d’élaborer un plan pour les protéger.

Dans un sondage Oraclepoll que nous avons commandé au début de l’année, nous avons découvert les faits inquiétants suivants à propos de la violence dans la communauté et le secteur des services sociaux :

·         Presque la moitié (43 pour cent) de nos membres dans le secteur ont personnellement été victimes de la violence au travail au cours de l’année dernière;

·         Parmi eux, plus de 90 pour cent ont été menacés, et presque trois quarts se sont fait attaquer physiquement;

·         Presque la moitié (48 pour cent) ont témoigné un acte violent contre un collègue au cours de l’année dernière.

Les histoires réelles et personnelles derrière ces statistiques de la violence sont profondément inquiétantes.

Nous devons agir dès aujourd’hui pour assurer que tous les travailleurs sont protégés.

L’Ontario a besoin d’une nouvelle loi, en plus de la Loi sur la santé et la sécurité au travail, qui reconnaîtra que la violence au travail est un problème majeur et qui obligera les employeurs à prendre des mesures de circonstance pour le résoudre.  La loi doit protéger tous les travailleurs et elle doit souligner les aspects tant verbaux que physiques de la violence au travail.

Cette loi doit inclure des mesures précises que les employeurs doivent prendre pour protéger les travailleurs contre la violence, telles que l’évaluation des situations précaires; l’adoption des politiques contre la violence auxquelles s’ajoutent des programmes de prévention; l’établissement des pratiques et des méthodes de travail pour éliminer ou minimiser les risques; l’élaboration des procédures pour signaler, enquêter et enregistrer les incidents de la violence; ainsi que la prestation des renseignements, de la formation et de l’appui aux travailleurs.

Nous avons besoin de cette loi dès aujourd’hui, avant qu’un travailleur de plus ne devienne victime de la violence au travail, ou pire.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas

Président

Warren (Smokey) Thomas Blank Spacer

 

 

 


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