Les conseillers vampires de Dalton McGuinty
Je suis descendu à Queen’s Park le 8 mars
dernier pour écouter le Discours du Trône.
Avant le Discours, il y a eu une divulgation
clandestine de plusieurs reportages sur ce que les Libéraux de Dalton McGuinty
avaient préparé pour nous. Je voulais avoir plus de détails. Je ne les ai pas
obtenus du Discours, mais c’est ce que nous avons appris jusqu’à présent :
-
La stratégie de création des emplois du
premier ministre est d’investir plus dans l’éducation. C’est tès bien,
pourvu que ce soit fait.
-
Le problème, c’est que la récession
globale nous a laissé un déficit budgétaire de 24,7 milliards de dollars.
-
Alors pour financer ses plans, McGuinty
examine la possibilité de vendre les « bijoux de la Couronne » de l’Ontario
: LCBO, OLG (anciennement Société des loteries et des jeux de l’Ontario),
Hydro One, Ontario Power Generation, et possiblement d’autres.
C’est stupide de vendre ces biens
financièrement parlant. Ensemble, ces quatre sociétés ramènent 4,3 milliards de
dollars de profits, dont la totalité va directement dans les coffres de la
province. À long terme, la vente même d’une fraction de ces biens nous coûtera
des centaines de millions de dollars par an – pour toujours.
Bien que la vente des biens soit
financièrement stupide, elle peut être politiquement intelligente. La vente des
biens donnera aux Libéraux une injection de fonds unique, juste à temps pour les
élections d’octobre 2011.
Bien sûr, le premier ministre n’a rien vendu,
pas encore. Mais s’il écoute les conseils pour lesquels il paie cher, il
essaiera de le faire sans aucun doute.
Vers la fin de l’année dernière, McGuinty a
engagé CIBC World Markets et Goldman Sachs, une banque d’investissement de New
York, pour « examiner » les biens de l’Ontario et faire des recommandations sur
la façon d’en tirer plus de profits.
Les Ontariennes et Ontariens ont besoin de
connaître Goldman Sachs. L’année dernière, un journaliste a décrit l’entreprise
de la façon suivante :
La première chose que vous avez besoin de
savoir sur Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissement
la plus puissante du monde entier est un vrai vampire, suceur de sang, avide
d’argent qui suce le sang des êtres humains pendant leur sommeil.
(Traduction libre)
Le personnel de Goldman Sachs est rusé comme
un renard. Les gouvernements l’engagent à donner conseils sur des différentes
façons de privatiser. Alors, lorsque la privatisation se produit, Goldman Sachs
en fait des achats. Elle se fait de l’argent sur les conseils qu’elle donne et
sur son investissement.
Normalement, nous appelons ça un conflit
d’intérêt.
Il n’y a aucun doute que Goldman Sachs dirait
au premier ministre de privatiser nos « bijoux de la Couronne ». Elle lui
présentera un plan qui sera très intelligent.
Ce plan attirera un grand nombre de personnes
qui voudront en tirer profit pour elles-mêmes. Il attirera d’autres personnes
qui penseront que le ciel tomberait parce que nous connaissions un déficit. Et
les Libéraux parieront que ça leur permettra de se faire réélus.
Quelque soit le plan, ce sera toujours
mauvais pour l’Ontario.
Il incombe au premier ministre de défendre
les intérêts de la province, et non pas de défendre seulement son parti
politique. Mais s’il ne le fait pas, les citoyennes et citoyens devront le
faire. Dans les mois à venir, nous aurons une lutte entre nos mains.
Commençons à chasser le vampire hors de notre
territoire.
En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas, Président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
Pour vous renseigner davantage sur la
possibilité de la vente des biens de l’Ontario,
cliquez ici.
Obtenez plus de détails sur Goldman Sachs en
cliquant sur les liens ci-dessous.
“Why did blue-chip Goldman take a walk on subprime's wild side?
“The
Great American Bubble Machine”
“The guys from ‘Government Sachs’”
“Goldman’s share of AIG bailout money draws fire”
“The Highwaymen”:
“Cities Debate Privatizing Public Infrastructure”
“The Big Takeover”
“Roads to Riches: why investors are clamoring to take over America’s
highways, bridges, and airports – and why the public should be nervous”
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