Un message du président

Les idées de droite sont officiellement en faillite

 

Le 1er octobre 2008

Si nous avions besoin de plus de preuves que les recettes économiques des mouvements de droite ne conviennent pas aux travailleurs, il est certain que nous en avons plein à notre disposition en ce moment.

Lundi dernier, le Congrès des États-Unis a rejeté par une marge étroite de votes un plan mis de l’avant par le président George Bush visant à donner 700 milliards de dollars américains aux banques et aux compagnies d’assurance qui viennent de faire exploser le secteur financier des États-Unis – et gravement porter atteinte à l’économie mondiale dans le processus.

Mais Bush va revenir à la charge.  Il y a des chances qu’une version quelconque de cet ensemble de mesures de rachat de la dette va être adopté sous peu.

Les Américains ordinaires auront ainsi à assumer les frais des erreurs commises par quelques individus qui se sont enrichis au-delà de toute imagination.

Bien entendu, les contribuables pourraient obtenir quelques montants en compensations, un jour ou l’autre.  Mais il ne faudrait pas parier gros sur cela.  La raison pour le rachat de cette dette en premier lieu provient du fait que les « actifs » que les gros joueurs détiennent ne valent rien ou presque rien.  Aucun investisseur privé dans le monde ne veut les racheter, même avec un rabais énorme.

Les Américains ordinaires doivent donc absorber cette perte sèche et se retrouvent les mains vides.

Cela a commencé il y a plus d’un an, alors que les américains avaient commencé à faire défaut lors des versements hypothécaires dus.  Pour quelle raison direz-vous ?  Parce qu’ils n’ont pas assez d’argent.

Cela remonte aux théories économiques de la droite.  Alors que les spéculateurs sur les actions  en bourse ont fait de l’argent, les travailleurs des É.-U. ont eu de la peine à joindre les deux bouts. Selon le Economic Policy Institute, « 2008 marque la première fois dans l’histoire des États-Unis que les familles de la classe moyenne arrivent à la fin d’une période de reprise économique sans même avoir regagné le terrain perdu lors de la récession précédente. »

Les profits augmentent. Les salaires baissent.

Et sans un système de soins de santé universel public, une maladie grave ou une blessure sérieuse peuvent faire toute la différence entre posséder son domicile et se retrouver à la rue.

Toutefois, le gouvernement Bush a trouvé 1,35 milliards de dollars américains pour payer l’addition de remises de taxes (les plus grosses remises bien entendu allant aux gens les plus riches et aux entreprises),  600 milliards de dollars ont été dépensés pour la guerre en Irak, et maintenant encore plus que cela va être dépensé pour sortir Wall Street de l’impasse.

Tout cet argent est emprunté. Pas un cent ne va aider les travailleurs ou leurs familles.

Ici, au Canada, notre système financier semble être mieux réglementé que celui des États-Unis. Mais le premier ministre, Stephen Harper, favorise fortement l’approche du président Bush.

Lors de son court passage au pouvoir, Harper a mis de l’avant et fait passer 50 milliards de dollars en remises de taxes, les plus grosses remises bien entendu allant aux gens les plus riches et aux entreprises. (Pour obtenir l’équivalent aux É.-U. de ces coupures d’impôts, multipliez les par 10.)

À l’égard de l’économie, Harper s’est contenté d’être immobile alors que l’économie de l’Ontario souffre d’un ralentissement sérieux comme aux États-unis et de l’appréciation de notre dollar.

En attendant, le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, fait des remises de taxes aux entreprises chaque année et signale maintenant que les Ontariens dans la pauvreté – ainsi que leurs enfants – devraient attendre un peu plus pour l’aide de son gouvernement.

La façon de penser de nos chefs est tout à fait sens dessus dessous.

Lors d’un sondage il y a quelques années, 80 %  des Canadiens convenaient que « quand les travailleurs gagnent bien leur vie, l’économie est en bon état ». La plupart des gens comprennent que rien ne peut stimuler l’économie locale comme de bon emplois. Cependant, nos chefs s’en tiennent encore à la théorie « du compte gouttes » qui veut que si les riches deviennent plus riches, ils vont partager leur richesse.

Il n’en est rien. En fait, s’ils se retrouvent en face de difficultés, ils viennent demander de l’aide.

Si les gouvernements peuvent se permettre d’aider les riches, ils peuvent se permettre de créer de bons emplois, de revitaliser les services publics et de faire sortir les gens de la pauvreté.

Il y a soixante-quinze ans, Franklin Delano Roosevelt vit ces besoins et il fut à la hauteur de la situation.  Sa nouvelle politique « New Deal » coûta 500 milliards en dollars actuels et aida à transformer les États-Unis d’épave en ruine en superpuissance mondiale.

Les États-Unis ont besoin d’un nouveau Roosevelt. Il en va de même pour le Canada. Il en va de même aussi de l’Ontario. Nous avons besoin d’un chef maintenant qui va placer les travailleurs au premier plan et bâtir notre économie de la base vers le sommet et non pas le contraire.

Pensez-y bien, c’est le moment en pleines élections fédérales !

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président

Warren (Smokey) Thomas Blank Spacer

23 septembre 2008 Les syndicats, les entreprises et le secteur public ont besoin d’une nouvelle politique en Ontario détails ...

 

12 septembre 2008

Une percée historique perdue car le gouvernement a peur.  détails ...

 

5 septembre 2008 Félicitations ! Un accord préliminaire conclu pour le personnel de soutien des CAAT grâce aux efforts assidus des membres détails ...
 

8 août 2008 Le nouveau projet de loi pour les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle manque son objectif détails ...

 

24 juillet 2008 L’indispensable soutien ! détails ...

20 juin 2008Nouvelle loi requise pour protéger les travailleurs détails ...

 

29 mai 2008 La Journée nationale d’Action pour le peuple autochtone est un appel pour le changement détails ...

 

21 mai 2008 Jim Tait en mémoire :

Honorer un pionnier du SEFPO détails ...

 

1er mai 2008 La violence, problème majeur en milieu de travail détails ...

 

On peut contribuer au succès de notre plus grande campagne de recrutement  détails ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, 100, chemin Lesmill,  Toronto (Ontario) M3B 3P8  (416) 443-8888

Faites parvenir les questions techniques ou les commentaires sur le site au webmestre

Licence restreinte, droits d'auteur et marques déposées

Produced by OPSSU