Les hôpitaux de l’Ontario sont au bord du désastre
15 octobre 2008
Cet automne est un moment critique pour nos
hôpitaux.
Au moins la moitié des hôpitaux sont en état
déficitaire cette année. On s’attend à ce que le nombre augmente jusqu’à 70
pour cent en 2009, étant donné que le gouvernement ne leur accorde qu’un
financement qui est bien inférieur au taux d’inflation.
D’un bout à l’autre de l’Ontario, les
hôpitaux finalisent actuellement les « accords de responsabilisation » avec les
Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) qui ont exercé de la
pression à l’égard des budgets équilibrés et des services médicaux offerts par
les agences communautaires et les entreprises à but lucratif.
On a promis à nos hôpitaux qu’ils garderaient
leurs services après la fusion sous le régime de Mike Harris, mais la nouvelle
réalité est que les hôpitaux à sites multiples sont considérés comme une seule
entité où les services essentiels ont soi-disant seulement besoin d’être offerts
par un seul site.
Si ce principe est accepté, les salles
d’urgence fermeront et il y aura des coupures majeures des services offerts aux
petites villes et régions rurales. Les RLISS étudient en ce moment si les
régions de Petrolia, Leamington et Wallaceburg peuvent fonctionner sans services
d’urgence.
Dans l’intervalle, la région de Durham
s’engage dans une lutte acharnée pour éviter la perte de presque la moitié de
ses lits d’hôpitaux de graves maladies mentales, alors que le Centre de santé
mentale de Whitby se bat contre la pénurie extrême en personnel. On a dit à des
centaines de patients de santé mentale qu’ils ne pourraient pas consulter un
psychiatre avant mars de l’année prochaine.
La liste est longue. L’hôpital Kincardine a
fermé le service de physiothérapie et a loué de l’espace dans l’hôpital à une
entreprise privée à but lucratif. Le centre hospitalier de York a fait des
appels d’offres de services chirurgicaux pour les effectuer à l’extérieur de
l’hôpital. À Hamilton, le Service des sciences de la santé a fermé sa clinique
de fertilité et le travail a aussi été privatisé.
Que pouvons-nous faire ? La Ontario Health
Coalition a rassemblé tous les principaux syndicats des soins de santé, groupes
communautaires, et politiciens municipaux, y compris les maires de plusieurs
communautés. Plus de 36 hôpitaux ont été identifiés d’avoir déjà réduit leurs
services offerts au grand public – de nombreux comptent parmi les services
essentiels. Nous avons organisé une campagne d’un bout à l’autre de la province
pour faire pression auprès du gouvernement à l’égard du financement raisonnable
pour nos hôpitaux et de la cessation des coupures budgétaires.
Cette campagne de grande envergure a été
lancée le 27 septembre grâce aux manifestations dans cinq villes de l’Ontario.
Nous organiserons d’autres activités à mesure que nous passerons à la
négociation pour nos professionnels de la santé l’année prochaine.
Il est temps de transmettre le message : Si
nous ne pouvons pas renverser ces tendances, notre système de soins de santé
courra un grave danger.
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En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas
Président
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