La violence au travail, le harcèlement et la LSSTO
26 octobre 2010
Santé et sécurité améliorées font partie
intégrante de l'ordre du jour du SEFPO Le projet de loi 168 est une nouvelle
législation provinciale offrant une protection contre les tragédies en
milieu de travail. Dans une large mesure, ce texte de loi est devenu loi
grâce à une vigoureuse campagne du SEFPO et d'autres grands syndicats qui,
trop souvent, sont témoins de violence et de harcèlement contre leurs
propres membres.
Cette législation n'est qu'une mesure
dans notre mission visant à rendre tous les milieux de travail sûrs et
sains. Le harcèlement et la violence au travail agissent comme de l'acide.
Ils brûlent tous ceux qui entrent directement en contact avec. Ils corrodent
les vies professionnelle et personnelle de toutes leurs victimes. Même les
témoins de tels actes sont victimisés.
Pour les membres du SEFPO, ça n'a rien de
nouveau. Nombre d'entre eux sont affectés par le harcèlement et la
violence, que les auteurs soient leurs supérieurs, des clients ou des
collègues. Pour d'autres, la menace peut venir d'un conjoint actuel ou
ancien, qui les traque sur leur chemin de la maison au travail.
La nouvelle loi exige des employeurs
qu'ils créent des politiques spécifiques; mettent sur pied un comité mixte
sur la santé et la sécurité; développent des programmes anti-violence et
harcèlement; et transmettent au personnel de l'information et des consignes
de sécurité pour bien leur faire comprendre que la violence et le
harcèlement ne seront pas tolérés.
Une foule de détails étayent ces
nouvelles obligations. C'est pourquoi nous formons du personnel et des
activistes sur les questions de la santé et de la sécurité au travail pour
vérifier que les employeurs respectent et appliquent la loi.
Le SEFPO doit aussi exercer des pressions
soutenues pour l'amélioration de la loi. Nous devons appliquer la loi de
façon intelligente. Mais comme on dit, la responsabilité s'arrête avec
l'employeur. Il ne doit pas se contenter de développer des politiques et
programmes sur papier, comme l'exige la loi, mais il doit aussi faire en
sorte que de véritables mesures et procédures soient mises en place.
Cela signifie que les travailleurs doivent se concentrer sur les
dispositions d'application générale de la loi. Ces dispositions exigent des
employeurs qu'ils assurent la santé et la sécurité en prenant des mesures
efficaces.
Le SEFPO rejette l'idée d'application sur
papier. Nos membres doivent encourager leurs employeurs à renforcer leurs
mesures sur papier en fournissant assez de personnel, en mettant en œuvre
des mesures d'urgence, en assurant la sécurité du milieu physique, en
installant des boutons d'alarme qui fonctionnent, en donnant accès à des
dispositifs de communication et en mettent en place toute une gamme d'autres
mesures qui contribuent à protéger les travailleurs contre la violence et le
harcèlement.
N'oublions pas : « Les documents enfermés
dans les tiroirs ne changeront pas les comportements dans le milieu de
travail ».
La violence au travail peut provenir d'au
moins quatre sources : un tiers qui n'a rien à voir avec le milieu de
travail; d'autres membres du personnel; une personne qui reçoit un service;
ou un conjoint ou une conjointe qui s'infiltre dans le milieu de travail.
De nombreux employeurs ne mettent
l'accent que sur la violence entre les travailleurs. Celle-ci n'affecte
qu'une fraction de nos membres. Dans les établissements de soins de santé et
le secteur de la vie communautaire, la plupart du temps, la violence est
perpétrée par des clients. Dans ces milieux de travail, c'est là où il faut
mettre l'accent.
Un trop grand nombre d'employeurs
ignorent le véritable problème et mettent l'accent sur des détails. Nous
disons : insistez pour prévenir tous les types de violence.
Dans la mesure de leurs pouvoirs et
autorité, toutes les parties dans un milieu de travail ont des obligations
en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail. Mais le projet
de loi 168 ne donne pas à l'employeur le droit de refiler ses
responsabilités à un comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ou
au syndicat. Le SEFPO a toujours maintenu que l'employeur doit faire
en sorte que la santé et la sécurité incluent toujours une obligation de
protéger les travailleurs contre ces dangers.
Le SEFPO nous exhorte toutes et tous à
faire en sorte que la loi fonctionne pour tout le monde dans le milieu de
travail. Éducation et action sont les mesures les plus importantes pour un
milieu de travail plus sain et plus sûr.
Solidairement,
Warren (Smokey) Thomas, président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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