La chronologie qui suit présente les diverses mesures qui ont conduit à
la situation budgétaire actuelle à l'assemblée législative de l'Ontario.
Ce tableau chronologique bref mais
précis nous guidera au travers des méandres des divers articles et
manchettes parus.
Nous continuerons de mettre cette
liste à jour dans les jours qui viennent. Le résultat de ce processus a
un impact énorme sur tous les membres du SEFPO.
21 juin 2012
Interviewé dans le cadre de l'émission CTV News,
Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, exprime son avis
sur certaines questions relatives au nouveau budget de
l'Ontario, adopté le 20 juin dernier.
Le 20 juin 2012
Le projet de loi budgétaire
55 de l'Ontario est adopté par l'assemblée législative, mais pas
sans certains amendements imposés par la chef du parti
néo-démocrate Andrea Horwath.
Son combat éreintant des deux
derniers mois pour faire en sorte que la législation ne nuirait
pas autant aux travailleurs a porté des fruits considérables,
particulièrement en ce qui concerne la privatisation,
l'arbitrage et la déréglementation, tel que nous l'avons
expliqué dans nos entrées des 14, 18 et 19 juin.
Warren (Smokey) Thomas, le
président du SEFPO, et Eddy Almeida, le premier
vice-président/trésorier du SEFPO, sont à l'assemblée
législative pour féliciter les néo-démocrates d'avoir rappelé
aux libéraux qu'ils avaient des responsabilités.
Les regards se braquent
désormais sur les élections partielles de Kitchener-Waterloo.
Les membres du SEFPO savent qu'il ne faut pas que ce siège tombe
dans le camp des libéraux.
Les libéraux devront
introduire une nouvelle législation cet automne pour faire ce
qu'ils ont déjà essayé de faire avec les parties rejetées de
leur projet de loi budgétaire. Nous parlons ici de la cession de
ServiceOntario, qui ne manquera pas d'être intégrée à la
législation si les libéraux remportent la majorité des sièges.
L'imposition de la surtaxe de
deux pour cent sur les revenus supérieurs à 500 000 $ en
Ontario, exigée par Horwath, est également intégrée dans la
législation.
Le 19 juin 2012
Les néo-démocrates et
conservateurs membres du comité ont voté contre l'annexe 30,
laquelle contient des modifications à la Loi sur l'arbitrage des
conflits de travail dans les hôpitaux, qui couvre les
travailleurs de la santé qui n'ont pas le droit de faire grève.
Les changements à cette loi
proposés par le gouvernement auraient imposé des délais peu
raisonnables aux parties et aux arbitres, et auraient porté la
présentation et l'examen des preuves en faveur des employeurs.
Les amendements auraient eu pour résultats des coûts plus
élevés, un plus grand nombre de litiges et une plus grande
incertitude.
En fait, toutes les annexes
relatives à l'arbitrage des différends ont été rejetées dans
cette procédure.
Le Comité permanent des
finances et des affaires économiques adoptent le projet de loi
55 avec de nombreux amendements. Le projet de loi 55 retourne à
l'assemblée législative le mercredi 20 juin.
Le 18 juin 2012
Les conservateurs votent avec
les libéraux pour adopter l'annexe 28 avec une portée renforcée
afin qu'elle s'applique en grande partie à ServiceOntario.
Les libéraux et les
conservateurs rejettent les amendements du NPD, lesquels
auraient retardé la cession de ServiceOntario jusqu'à ce que des
études d'impact aient été effectuées par le vérificateur
général, le Commissaire à la protection de la vie privée et
l'Ombudsman.
L'amendement du NPD
relativement à la protection des dénonciateurs a survécu.
Vu que les conservateurs ont
voté avec eux, les libéraux ont désormais le pouvoir de céder
l'organisme, bien que certains obstacles demeurent. Les libéraux
demandent au Comité de réexaminer les annexes 6, 7 et 13. Pour
que cela se produise, un soutien unanime est nécessaire. Tandis
que les conservateurs ont accepté, le NPD a refusé. Cela
signifie que les annexes demeurent rejetées.
Les libéraux devront
introduire une nouvelle législation spécifique à ServiceOntario
pour faire ce que les annexes 6, 7 et 13 auraient fait.
Ils pourront le faire lors de
la prochaine législature cet automne.
Les conservateurs appuient
les amendements importants apportés par le NPD relativement à
l'annexe 16, la rendant quasi inapplicable. Cette annexe aurait
permis la déréglementation par l'expansion des autorités
administratives déléguées. Elle aurait pu menacer les emplois de
milliers de membres de la FPO à des rôles d'inspection,
d'enquête et d'exécution.
Le 14 juin 2012
Le Comité permanent des
finances et des affaires économiques lance la discussion et vote
sur les amendements au projet de loi 55.
Les membres du NPD et du
parti conservateur votent pour supprimer les annexes 6, 7 et 13,
qui traitent de la privatisation des services gouvernementaux.
Les libéraux sont mécontents de perdre ces annexes. La
suppression de ces annexes peut être un obstacle à la cession de
ServiceOntario.
Les membres du NPD et du
parti conservateur ont rejeté l'annexe 1, qui traite de
l'arbitrage des différends pour les travailleurs ambulanciers.
Les amendements proposés par le gouvernement à la Loi sur la
négociation collective dans les services d'ambulance auraient
imposé des délais peu raisonnables sur les parties qui doivent
passer par l'arbitrage des différends pour résoudre leur
contrat, et aurait pesé en faveur des employeurs.
Les amendements auraient eu
pour résultats des coûts plus élevés, un plus grand nombre de
litiges et une plus grande incertitude.
Le 11 juin 2012
L'Ombudsman de l'Ontario
s’inquiète que le projet de loi 55 élimine les exigences en
matière de contrôle et de responsabilité relativement aux
services, une fois que ceux-ci seront privatisés.
Le 6 juin 2012
Le président Thomas comparaît
aux audiences. Il dit au comité législatif de tous les partis
que ce budget nuit aux travailleurs et à l'économie de
l'Ontario.
Il dit que l'annexe 28, la
section du projet de loi 55 qui permettrait la privatisation de
ServiceOntario, doit être supprimée. Il exprime de vives
inquiétudes relativement à la cession à des sociétés privées de
renseignements confidentiels nécessaires à l'émission des
certificats de naissance et permis de conduire.
Paul Cavalluzzo, un avocat
éminent de Toronto, se joint à Thomas pour confirmer le risque
en ce qui concerne la confidentialité des renseignements si
ServiceOntario est cédé à une entreprise américaine ou à une
filiale.
Trois heures après les
avertissements de Thomas et Cavalluzzo, le gouvernement annonce
la fermeture de certains kiosques privés de ServiceOntario en
raison d'une infraction à la sécurité cette journée-même.
Le 5 juin 2012
Horwath réussit à faire
envoyer le projet de loi 55 devant des audiences publiques et à
garder la législature ouverte plus longtemps pendant cette
séance
Avril, mai, juin
Le président du SEFPO, Warren
(Smokey) Thomas, communique fréquemment avec Horwath à propos du
budget, de son impact sur les membres du SEFPO et sur tous les
Ontariens, et de la meilleure façon de tenir les libéraux
responsables.
À l'assemblée législative,
Horwath interroge le premier ministre et le ministre des
Finances sur le plan du gouvernement visant la privatisation de
ServiceOntario. La campagne du SEFPO contre la cession de
ServiceOntario et les pressions législatives suscitent
d'intenses discussions entre les députés provinciaux.
Le 7 mai 2012
Le personnel de recherche du
SEFPO rencontre le personnel du ministère du Travail pour parler
des annexes 1 et 30, qui ont trait à l'arbitrage
Le 24 avril 2012
Les 17 députés provinciaux du
NPD s'abstiennent lors du vote sur le budget. Le budget est
ainsi adopté, mais certains problèmes doivent être examinés.
Le 23 avril 2012
Le premier ministre Dalton
McGuinty accepte quelques-unes des conditions de Horwath.
Notamment, l'Ontario imposera
désormais une surtaxe aux personnes dont les revenus sont
supérieurs à 500 000 $, gèlera les réductions d'impôts des
sociétés et dépensera plus pour les services de garde d'enfants,
les hôpitaux du Nord et les prestations de bien-être et
d'invalidité.
Le 27 mars 2012
Le ministre des Finances
Dwight Duncan présente le Budget de l'Ontario. Le SEFPO
l'appelle une « catastrophe abjecte ». Le projet de loi 55
comprend :
la privatisation des
services gouvernementaux, y compris de ServiceOntario;
des modifications à la
procédure d'arbitrage pour les services de santé et
d'urgence;
une déréglementation
croissante des services publics, tels que la sécurité
routière;
la concentration du
pouvoir au niveau ministériel. Responsabilité et contrôle
n'appartiennent plus à l'assemblée législative, au
Commissaire à la protection de la vie privée, à l'Ombudsman
et au vérificateur général.
Avec un gouvernement
minoritaire, les libéraux ont besoin du soutien des
conservateurs ou des néo-démocrates pour faire adopter le budget
par l'assemblée législative.
Les conservateurs disent non.
Andrea Horwath, chef du NPD
de l'Ontario, entre en discussions avec le premier ministre
Dalton McGuinty pour forcer des améliorations au budget sans
envoyer les Ontariens aux urnes seulement six mois après la
dernière élection.
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, 100,
chemin Lesmill, Toronto (Ontario) M3B 3P8 (416) 443-8888
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