Qui restera-t-il
au Muskoka Algonquin Healthcare ?
Le personnel hospitalier est profondément attaché à son travail.
C'est dommage de voir que l'hôpital préférerait qu’il le soit moins.
Soutenez
les membres du SEFPO au Muskoka Algonquin Healthcare
Faites le piquet de grève –
le mardi 22 mai à 8 h 30, au Holiday Inn, au 20 du chemin Fairview, à
Barrie
Le Muskoka Algonquin Healthcare a licencié une
déléguée syndicale parce qu'elle faisait son travail : défendre les
membres de son syndicat.
En fait, le MAHC empoisonne le milieu de
travail en se montrant extrêmement sévère à l'égard du personnel, qui ne
cherche qu'à protéger les services offerts à la communauté et à
conserver leurs emplois.
Il a tout d'abord réprimandé les membres du
personnel parce qu'ils portaient un t-shirt de la campagne. Après ça, il
a suspendu deux déléguées en raison d'une lettre qui mettait au premier
plan certains détails du passé du président-directeur général, notamment
lorsqu'il avait donné les services de laboratoire à la sous-traitance
alors qu'il travaillait au sein du Système de santé de Niagara. Et
maintenant, il en renvoie parce qu'ils distribuent des dépliants
syndicaux à l'hôpital, entre autres excuses.
Préférant lutter contre les professionnels
hospitaliers que de collaborer avec eux, le MAHC a retenu les services
d'une société de ressources humaines belliqueuse pour contenir le
désordre à l'hôpital.
Pendant ce temps, l'hôpital prétend vouloir la
même chose que le personnel — soit préserver les services dans la région
de Muskoka.
Est-ce bien vrai ?
Les actes sont plus éloquents que les mots.
Les professionnels de la santé s'en vont
Il est de plus en plus difficile de recruter
des professionnels de la santé qualifiés en Ontario.
Le 22 mai prochain, l'hôpital devra s'expliquer
devant un agent des relations du travail provincial. C'est le premier
pas vers la résolution d'une plainte de pratique déloyale de travail
déposée par le Syndicat des employés de la fonction publique de
l'Ontario contre l'hôpital.
Un piquet de solidarité est organisé pour ce
matin-là, pour accueillir les délégués du MAHC qui arrivent à leur
réunion.
L'hôpital ne peut pas recruter les
pathologistes dont il a besoin. Un radiologue de longue date à l'hôpital
vient d'annoncer son départ. Combien d'autres faudra-t-il voir quitter
le MAHC, exposant vos soins de santé à des risques, avant qu'on
ne se décide à agir ?
Il est temps que le conseil de l'hôpital
intervienne dans cette escalade qui menace l'avenir même de l'hôpital.
L'hôpital doit annuler toute mesure
disciplinaire contre les membres du SEFPO qui ont osé réveiller les
consciences.
C'est en collaborant avec la communauté — et
avec le personnel — que nous arriverons à quelque chose, pas en nous
bagarrant sans fin. |