Secteur des traitements aux enfants
Suite aux
suicides de Sarnia, le SEFPO réclame un accès en temps opportun aux services de
santé mentale et à la jeunesse
12 novembre 2010 : Suite à une série de
suicides dans la communauté de Sarnia, le SEFPO a récemment sommé le
gouvernement provincial d'assurer un accès en temps opportun aux services de
santé mentale et à la jeunesse.
Après la présentation de statistiques
montrant des taux de décès par suicide cette année plus élevés que la normale,
le SEFPO s'est joint, le 10 novembre dernier à Sarnia, à des membres de la
communauté dans le cadre d'une conférence de presse pour réclamer un changement.
Quatorze jeunes gens se sont suicidés dans cette communauté.
« Nous ne savons plus quoi faire », nous dit
Deb Gordon, présidente du Secteur des traitements aux enfants du SEFPO. « Au
cours des six derniers mois, l'organisme St. Clair Child and Youth Services a
reçu 34 demandes d'aide pour des jeunes ayant formulé des idées de suicide ou
prévu ou tenté de se suicider. C'est plus que nous en avons reçu entre mars 2009
et avril 2010. »
Les pratiques d'intimidation et le suicide
chez les adolescents font la une dans les médias récemment, après que plusieurs
vedettes de Hollywood aient attiré l'attention sur un sujet qui nous laisse
souvent indifférents. Même si les raisons peuvent varier, l'homophobie et
l'intimidation sont de gros responsables des suicides chez les adolescents.
« J'estime qu'il existe un lien direct entre
la crise du financement et la crise chez les enfants et les jeunes de cette
communauté », affirme le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « On n'a vu
aucune augmentation 14 années sur 17 au financement de base des services de
santé mentale pour enfants et jeunes. On parle ici d'une réduction de 35 % dans
notre capacité à répondre aux besoins. »
Le gouvernement de l'Ontario a négligé les
maladies mentales chez les jeunes, laissant les familles ontariennes s'en sortir
seules.
Un enfant sur cinq répond aux critères d’un
diagnostic de santé mentale, mais la majorité des enfants ne reçoivent aucun
traitement.
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO,
Sahar Nasr, président du Conseil d'administration de l'organisme St. Clair Child
and Youth Services, Peter Smith, président du Children's Mental Health Advocacy
Committee de Sarnia-Lambton, et Deb Gordon, présidente du Secteur des
traitements aux enfants du SEFPO et membre du personnel de l'organisme St. Clair
Child and Youth Services étaient présents à la conférence de presse.
Quelques chiffres :
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La période d'attente moyenne pour les
services de santé mentale pour les jeunes en Ontario est de cinq mois.
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Plus de 90 pour cent des victimes de
suicide souffrent d'une maladie psychiatrique diagnosticable.
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Une personne se suicide toutes les 40
secondes dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé.
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Au Canada, le suicide est la deuxième
plus importante cause de décès chez les 10 à 24 ans. Le taux de suicide
parmi les jeunes autochtones est quatre à six fois plus élevé que chez les
non-autochtones.
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En Ontario, on compte environ 1 000
suicides par année. Selon l'Association ontarienne pour la prévention du
suicide, ce chiffre serait beaucoup plus élevé.