Clara Zetkin et la Journée internationale de la femme
Si la plupart
d'entre nous ne connaissons pas Clara Zetkin, nous connaissons certainement tous
et toutes l'anniversaire qu'elle a contribué à créer.
C'est à Copenhague,
en 1910, que Clara Zetkin et un petit groupe de femmes aux vues similaires, qui
assistaient à une conférence internationale de travailleuses, présentèrent
l'idée d'une Journée internationale de la femme pour marquer les efforts
déployés par les femmes en vue de gagner paix et égalité. L'année suivante, on
déclarait officiellement le 19 mars (qui est plus tard devenu le 8 mars) journée
nationale d'observation par les gouvernements de la Suisse, du Danemark, de
l'Autriche et de l'Allemagne.
Le reste, comme on
aime le dire, est chose du passé. Une chose remarquable ajoutera-t-on.
Aujourd'hui, la Journée internationale de la femme est un jour férié reconnu
dans plusieurs pays européens et est devenu une journée mondiale de
reconnaissance et de célébrations dans des douzaines d'autres pays développés et
en voie de développement.
Certains se servent
de la présence croissante et importante des femmes aux premières lignes du
syndicalisme, dans les salles de conférence d'entreprises, aux assemblées
législatives, dans le domaine de la santé et des arts, de l'éducation, de la
culture et des sports pour mesurer les progrès réalisés par les femmes au cours
du siècle dernier. À n'en pas douter, ces arènes – autrefois exclusivement
réservées aux hommes – ont été témoins de changements profonds et permanents qui
ont transformé le monde dans lequel nous vivons.
Nous ne
retournerons plus jamais à l'époque où nos comportements étaient étroitement
dictés par notre identité sexuelle.
Mais la JIF est
aussi une journée pour nous rappeler qu'en dépit des progrès réalisés, le verre
reste encore à moitié plein. Pour chaque barrière démolie, d'autres n'ont été
qu'ébranlées.
Nulle part au
Canada n'est-ce plus évident que dans l'approche adoptée à l'égard d'une
quantité de problèmes auxquels doivent faire face les femmes chaque jour. En
dépit des promesses brisées de gouvernements fédéraux et provinciaux successifs,
nous n'avons toujours pas de services de garde d'enfants abordables. Les femmes
gagnent en moyenne environ 30 pour cent de moins que les hommes. Les taux d'abus
sexuels et de harcèlement demeurent obstinément élevés. L'accès des femmes aux
choix en matière de reproduction demeure sévèrement limité.
En dépit des
lacunes, nous poursuivons notre incursion – à laquelle le syndicalisme contribue
largement. La présence de caucus féminins dans la plupart des syndicats en est
une preuve, même si, parfois, ils se heurtent encore aux intérêts rigides des
employeurs et institutions, qui préfèrent le statu quo d'une époque révolue.
Dans le même ordre
d'idée, je salue le travail de notre Comité provincial féminin qui célébrait son
25e anniversaire l'an dernier. Dans le cadre de chaque problème lié au sexe et à
l'équité auquel ont fait face les femmes membres du SEFPO, le travail du comité
a su faire une différence en comblant les écarts sociaux, économiques et
politiques inutiles qui existent entre les hommes et les femmes.
À l'approche de la
Journée internationale de la Femme, soit le 8 mars 2010, je vous encourage
toutes et tous à agir d'une manière qui nous rappelle Clara Zetkin qui, comme
des millions de femmes avant elle et des millions de femmes après elle, savait
que le temps viendrait un jour où les femmes occuperaient la place qui leur est
due, aux côtés des hommes, en tant qu'égales dans tous les sens du terme.
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Des activités sont
prévues à travers l'Ontario pour célébrer la JIF. Une des plus importantes
activités aura lieu à Toronto le samedi 6 mars; elle est organisée par la
Coalition ontarienne pour l'amélioration des services de garde d'enfants. Le
grand rassemblement commencera dans l'auditorium de l'Institut d'études
pédagogiques de l'Ontario (OISE), au 252 de la rue Bloor ouest, à la hauteur de
la station de métro St. George, à 11 h ; il sera suivi d'une marche à partir de
13 h. Une foire de la JIF suivra à l'Université Ryerson (55, rue Gould, station
de métro Dundas) à 13 h 30.
Solidairement,
Patty Rout
Première vice-présidente/trésorière