Message de la vice-présidente/Trésorière 

Faire face aux défis futurs

1er juin 2009

Après les retombées d’un autre congrès du SEFPO réussi je tiens à remercier les délégués et les membres pour le soutien et la foi dont ils et elles ont fait preuve en m’élisant de nouveau au poste de première vice-présidente et trésorière pour un autre mandat de deux ans.  Forts de votre démonstration d’un soutien solide, nos pensées, nos plans et nos actions se tournent vers une autre année de réalisations à gagner de haute lutte et de défis à relever.

Étant donné les nuages sombres de la tempête économique qui menacent les secteurs public et privé, les prochains 12 mois exigent une stratégie des plus souples afin de satisfaire les besoins de nos membres et des familles qui travaillent dans l’ensemble de l’Ontario.

Alors, quel devrait être le point auquel nous devrions accorder le plus d’attention au fur et à mesure que le SEFPO poursuit sa croissance en termes de membres et de capacité à défendre leurs droits ?

À mon avis, sans ordre de priorité particulier, nos plus grands défis demeurent la lutte pour les soins de santé publics, la protection de nos pensions, bâtir notre capacité organisationnelle et faire progresser notre ordre du jour en faveur de l’environnement vert.

Comme cela a été trop souvent le cas au cours de mes années comme membre du SEFPO, l’état et le caractère durable des soins de santé publics risque d’être une question de préoccupation qui touche tout le monde mais pour laquelle il n’y a pas de voie d’orientation claire.  Nous avons observé des gouvernements provinciaux successifs éroder peu à peu un système de soins de santé intégralement financé auparavant, également accessible à tous et toutes, grâce à leur indifférence et leur manque de volonté de tenir tête aux intérêts privés.

Cela est évident en particulier pour ce qui est des Réseaux locaux d'intégration des services de santé ou couramment appelés aussi RLISS.  Depuis qu’ils sont devenus l’élément central permettant au gouvernement provincial de dispenser les services de santé au niveau local ils se sont révélés être coûteux, n’ayant pas d’obligation de rendre des comptes et trop souvent non intéressés à être au service de bien commun.  Ils sont enclins à faire des coupures dans des services qui sont désespérément nécessaires – en particulier dans les régions rurales et éloignées – tout en passant cette tâche au secteur privé.

Les RLISS représentent une menace pour la sécurité d’emploi de nos membres.  Nous devons nous engager de nouveau à restaurer la démocratie pour ce qui est du processus de prise de décision au niveau des services de soins de santé et il n’y a pas de meilleur point de départ pour ce faire que commencer par réformer ces organismes locaux inertes.

L’effondrement du système financier global des derniers 18 mois a révélé à quel point les régimes de pensions étaient devenus vulnérables. Un exemple après l’autre nous avons pu constater à quel point les rêves de départ à la retraite des travailleurs et des travailleuses ont été brisés en raison de la mauvaise gestion, de l’incompétence et de la cupidité de la part des soi-disant gérants financiers.

Avant tout, il nous faut maintenir la stabilité dans nos régimes de pension.  Au SEFPO nous avons toujours pêché par excès de pratiques de sûreté et d’éthique et nous n’avons pas de motif de ne pas être persuadés que cette stratégie assurera la sauvegarde de nos contributions aux régimes de pension au cours des années à venir.

Prévoir signifie aussi de chercher des nouvelles façons plus créatives de rendre nos pratiques et nos opérations d’exploitation plus vertes. Je suis ravie des progrès que nous avons faits à cet égard sur une très courte période de temps, mais ce n’est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers et admirer les résultats.  L’esprit humain est une chose splendide et chaque jour qui passe des idées plus nombreuses et meilleures surgissent au sujet de façons grâce auxquelles nous pouvons bâtir une planète environnementalement soutenable pour les générations futures.

Nous devons saisir de nouvelles occasions créatives afin d’assurer le soutien de l’environnement – une tâche qui commence dans nos foyers et sur nos lieux de travail.

Enfin, il y a le SEFPO lui-même.  Bâtir pour l’avenir signifie d’engager un dialogue dès aujourd’hui – avec nos activistes et nos membres, avec notre personnel, avec nos confrères et nos consoeurs du mouvement syndical en général et avec le public en général par le biais des représentants élus.

Nous voulons une certaine croissance, mais de quelle façon ?  Nous souhaitons établir la solidarité entre travailleurs à l’échelle nationale et internationale, mais par quels moyens ?  Nous souhaitons bâtir l’égalité  sociale et économique, mais en utilisant quels outils ?

Comme l’a illustré l’effondrement économique le plus récent, prédire l’avenir est une science inexacte.  Personne ne peut être certain de ce qui l’attend au prochain coin de rue.

Mais cela ne signifie pas que nous devons refuser de nous mettre à la tâche.

Au contraire.  Nous devrions accueillir l’avenir à bras ouverts ainsi que les possibilités qu’il nous réserve.  À l’intérieur du mouvement syndical canadien je ne peux imaginer un meilleur emplacement pour débuter cette discussion qu’au sein même du SEFPO.

En toute sollidarité,

Patty Rout
Première vice-présidente / Trésorière

Patty Rout, Première vice-présidente et trésorière

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