Message de la vice-présidente/Trésorière 

Accordez la priorité budgétaire aux Sociétés d’aide à l’enfance

Maintenant que nous connaissons la date de l’annonce du prochain budget provincial – le 25 mars – nous pouvons nous attendre à ce que les experts donnent leurs opinions sur la direction que le gouvernement devrait prendre à mesure qu’il gère la bourse publique.

Le ministre des Finances est sous énormément de pression à faire baisser le déficit provincial, maintenant estimé à environ 25 milliards de dollars.  Poussée par les économistes et commentateurs néoconservateurs, la tentation se penchera fortement sur la coupure des services publics.  Bien trop typiques, leurs solutions manquant de perspicacité seront de vider les services publics dont dépendent de nombreuses familles de travailleurs.

Le problème avec cette approche, c’est que trop souvent c’est les plus vulnérables qui en souffrent le plus. On n’a pas besoin de chercher loin; la crise de financement touchant de nombreuses Sociétés d’aide à l’enfance en Ontario en est la preuve.

S’il y a quelque chose dans le budget provincial qui demande plus d’attention, c’est le financement accru des Sociétés d’aide à l’enfance – des agences publiques dont le mandat est de protéger les enfants, faire des enquêtes à l’égard des allégations d’abus des enfants, et donner des conseils, soins et services de prévention et d’adoption.

Les défis auxquels font face bien trop de bureaux des Sociétés d’aide à l’enfance d’un bout à l’autre de la province sont tous bien connus : des mises à pieds, des déficits d’exploitation chroniques, des troubles parmi les membres des conseil d’administration dans certaines communautés et des cas des employés qui ne sont pas remboursés pour leurs dépenses payées de leurs poches.

Pris ensemble ces problèmes témoignent un échec profond de la part du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse pour répondre aux besoins pressants de ses clients.  Le financement d’urgence du mois dernier a été apprécié, mais il ne représente pas plus d’un geste symbolique et à court terme d’un problème qui demande des solutions à long terme et soutenables.

Ce n’est pas un secret que la demande de services sociaux s’accroît de façon proportionnelle quand l’économie est en crise.  Les Sociétés d’aide à l’enfance ont trouvé que les villes et les communautés où le taux de chômage a augmenté, il y a une hausse remarquable du besoin de services de protection des enfants.  Pour aussi longtemps que la crise économique dure, la charge de travail dans les agences de bien-être social demeure plus complexe et plus exigeante.

Depuis quelque temps, le SEFPO et d’autres syndicats qui représentent les travailleurs dans les services de bien-être social des enfants, y compris ceux dans les Sociétés d’aide à l’enfance, ont reconnu la crise que fait face ce secteur.  Nous avons mobilisé autour de la Journée nationale de l’enfant; nous avons soumis des soumissions avant le budget; et nous avons fait pression auprès de principaux ministres et députés provinciaux.  Localement, nos membres ont fait un excellent travail en attirant l’attention des médias et du grand public à l’insuffisance que font face les Sociétés d’aide à l’enfance dans leurs communautés.

Nous sommes tentés d’être fiers de nous-mêmes.  Mais les défis sont trop grands et le besoin est trop urgent. Ce ne sont pas des jours de célébration.

Le budget du 25 mars sera le test déterminant pour Laurel Broten, ministre responsable des services à l’enfance et à la jeunesse.  Ce que les Sociétés d’aide à l’enfance ont besoin plus que jamais, c’est une formule de financement qui donne de l’appui soutenable et à long terme à l’enfance et à la jeunesse.  Des injections de fonds symboliques et urgentes telles que nous avons témoignées le mois dernier ne sont pas des solutions.

La ministre Broten pourra-t-elle prend la relève ?  Nos membres, et les clients pour lesquels ils travaillent, surveilleront si elle arrive à convaincre le ministre des Finances Dwight Duncan qu’il est temps d’accorder la priorité au bien-être des enfants en Ontario.

Solidairement,

Patty Rout
Première vice-présidente/trésorière

Patty Rout, Première vice-présidente et trésorière

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