Rappelons-nous
du 6 décembre
2 décembre 2009
Le 6 décembre 1989, il y a de cela vingt ans, un homme armé entre dans une salle
de classe de l'École polytechnique de l'Université de Montréal, sépare les
hommes des femmes, déclare sa haine à l'égard des féministes et tire sur 6
jeunes étudiantes. Il se dirige ensuite dans les couloirs de l'école et
continue à tirer de toutes parts. Après avoir tué 14 jeunes femmes, il retourne
son arme contre lui.
Je vois encore les images à la télévision d'ambulances roulant à toute allure
dans la neige tandis que des reporters incrédules tentent d'expliquer les
événements.
En dépit d'un torrent d'activisme antiviolence à travers le pays au cours des
mois et années qui suivirent cette soirée, y compris beaucoup de travail et de
levées de fonds au sein de plusieurs syndicats, la moitié de toutes les
Canadiennes continuent d'être victimes d'abus physique, sexuel ou psychologique
perpétré par un homme. Une à deux femmes meurent chaque semaine entre les mains
d'un conjoint actuel ou d'un ex-conjoint.
Les jeunes femmes de moins de 25 ans sont les plus à risque. Avec effroi, on a
démontré dans le cadre de nombreuses études que le harcèlement, les agressions
et l'abus sexuels par des amis sont considérés « normaux » pour les jeunes
filles de nos jours. Cette violence peut ouvrir la voie à toute une vie
d'instabilité pour les jeunes femmes.
Je suis certaine qu'en méditant sur ces horribles faits, vous aussi vous
songerez à une personne, parmi vos connaissances, dans votre quartier ou dans
votre section locale, qui a été victime d'abus ou de violence et a eu besoin
d'aide à un moment donné.
Le 6 décembre est devenu la Journée nationale de commémoration et d'action
contre la violence faite aux femmes. Tel que le voit le mouvement ouvrier,
il y a un temps pour pleurer et il y a un temps pour organiser et poursuivre le
travail en vue du changement.
C'est dans cet esprit que j'aimerais attirer votre attention sur un programme
unique qui aide depuis une quinzaine d'années les femmes et les enfants qui
quittent un foyer dans lequel règne la violence.
Le Fonds du 6 décembre recueille des fonds dans la région du Grand Toronto et
dans la région de Peel pour offrir des prêts sans intérêts aux femmes qui ont
besoin d'argent pour rétablir une certaine sécurité dans leur vie. Le manque
d'argent n'est pas la seule des raisons pour lesquelles de nombreuses femmes
restent dans un milieu abusif. Mais c'est toutefois un problème important pour
la plupart de ces femmes. Et c'est ici que le Fonds du 6 décembre
intervient. Grâce à de modestes prêts, des centaines de femmes et leurs enfants
ont pu reconstruire une nouvelle vie.
En 2007, ce formidable projet est devenu le Fonds du 6 décembre du YWCA,
et les bonnes œuvres continuent. Je suis extrêmement fière de savoir que le
SEFPO a été parmi les nombreux groupes progressistes qui ont contribué au
lancement d'un tel projet.
Ne serait-ce pas formidable si chaque YWCA en Ontario avait un Fonds du 6
décembre ? Si votre section locale désire participer, vous pouvez obtenir plus
d'information à
www.dec6fund.ca .
Pour vous aider à déposer une motion pour obtenir un moment de silence en
souvenir des événements du 6 décembre dans le cadre de n'importe quelle activité
à laquelle vous participez, voici les nom et âge des 14 femmes qui ont été tuées
en 1989 à l'École polytechnique :
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Geneviève Bergeron, 21 ans
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Hélène Colgan, 23 ans
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Nathalie Croteau, 23 ans
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Barbara Daigneault, 22 ans
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Anne-Marie Edward, 21 ans
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Maud Haviernick, 29 ans
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Barbara Maria Klucznik, 31 ans
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Maryse Laganière, 25 ans
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Maryse Leclair, 23 ans
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Anne-Marie Lemay, 27 ans
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Sonia Pelletier, 23 ans
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Michèle Richard, 21 ans
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Annie St-Arneault, 23 ans
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Annie Turcotte, 21 ans
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Solidairement,
Patty Rout
Première vice-présidente/trésorière