Faites de chaque jour un Jour de la Terre
21 avril 2010
Le 22 avril était le Jour de la Terre et, autour du monde, des dizaines de
millions de personnes ont marqué l'occasion en participant à certaines activités
pour aider à sauver notre planète fragilisée. Ce qui a commencé comme un
séminaire organisé par un sénateur américain en 1970 est aujourd'hui devenu une
journée internationale majeure de réflexion et d'activisme dans plus de 175
pays.
À ceux qui remettent en question le rôle du gouvernement dans nos vies
quotidiennes –
pleurnicheries que l'on entend souvent à la droite du spectre politique – il est
bon de rappeler que notre environnement serait en pire état qu'il ne l'est
aujourd'hui si ce n'était des politiques publiques, règlements et exécutions
forcées qui nous ont toutes et tous obligés à modifier notre comportement face à
l'environnement. Ceci dit, même les gouvernements peuvent être accusés de
traîner les pieds, comme c'est le cas du gouvernement Harper, qui a adopté une
approche plutôt lente à la réduction de l'émission de gaz à effet de serre.
Les vrais champions lorsqu'il s'agit de sensibilisation environnementale sont
les milliers d'organismes non gouvernementaux, petits et grands, au Canada et à
l'étranger, qui attirent chaque jour notre attention sur nos faiblesses
environnementales et qui forcent la main des décideurs publics. Grâce à leur
énergie et à leur détermination, ces organismes non gouvernementaux peuvent se
considérer vrais gardiens de notre environnement naturel. Nous leur disons :
n'arrêtez jamais d'embrasser ces arbres !
Souvent, plus une organisation est grande (et le mouvement syndical ne fait pas
exception), plus il lui faut de temps pour adopter de nouvelles pratiques.
Notre approche face à l'environnement est un exemple typique. Aurions-nous pu,
ici au SEFPO, en faire plus et plus tôt pour protéger l'environnement sur lequel
nous avons un contrôle direct ? Certainement. Avançons-nous plus vite
maintenant pour rattraper le temps perdu ? Absolument.
En 2006, le Conseil a établi une « équipe verte » qui avait pour tâche
d'examiner si nos politiques et pratiques de travail contribuaient à promouvoir
un environnement sain pour nos membres, notre personnel et les communautés dans
lesquelles nous évoluons en tant que syndicat.
Cet effort a donné lieu à l'élaboration d'une directive intitulée
L'écologisation du SEFPO. Dans sa quatrième année, L'écologisation du
SEFPO montre des résultats tangibles – des grands et des petits. Nous avons
par exemple une politique qui exige que nous réduisions notre émission de gaz à
effet de serre de 2,5 pour cent par année par rapport aux niveaux de 2006.
D'ici à 2040, cet effort se traduira par une réduction absolue de 80 pour cent.
Notre nouveau système téléphonique à fibres optiques appelé Ring It aura
un impact mesurable sur notre empreinte carbone : une réduction dans nos besoins
en électricité de 29 pour cent entre ce dont nous avons besoin avec notre
système actuel et ce que le système Ring It utilisera – près de 20 000 lb
de moins de C02
par année.
Les petites mesures font une différence. Le SEFPO a progressivement éliminé
l'utilisation des bouteilles d'eau dans la plupart de ses 22 bureaux. Nous
avons lancé un processus de restauration de l'habitat à notre bureau principal.
Et nous avons augmenté les fonds que nous donnons aux groupes populaires
souvent négligés par les grandes sociétés et organismes gouvernementaux.
Il reste du travail à faire avant de pouvoir nous considérer comme une
organisation entièrement verte. Nous devons trouver de nouvelles façons
d'engager nos membres, développer des revendications relatives à
l'environnement, utiliser notre pouvoir acquis par l'intermédiaire des régimes
de retraite pour apporter des changements, prendre des mesures politiques,
travailler en coalitions et trouver de nouvelles façons de réduire l'empreinte
du SEFPO et de mesurer les économies.
En d'autres termes, nous devons faire de chaque jour un Jour de la Terre.
En toute sollidarité,
Patty Rout
Première vice-présidente / Trésorière
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