Message de la vice-présidente/Trésorière 

Joignez-vous à la campagne globale contre la violence sexiste

Le 25 novembre marque le début d'une des plus importantes campagnes annuelles impliquant les syndicats, les organisations féminines et les mouvements pour la justice sociale.  Je parle ici des 16 jours d'activisme contre la violence sexiste.

À partir du 25 novembre  – la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes – et jusqu'au 10 décembre – la Journée internationale des droits de l'homme – des gens de tout le Canada et du monde entier organiseront des milliers d'activités et d'initiatives de commémoration pour lier symboliquement la violence faite aux femmes aux droits de la personne, et pour montrer qu'une telle violence est une violation des droits de la personne.

Nous n'oublions pas qu'en plein milieu de la campagne se trouve le 6 décembre, date à laquelle, il y a de cela 21 ans, 14 jeunes femmes, poursuivant toutes des études techniques, furent stupidement assassinées dans le campus de l'École Polytechnique de Montréal.

Pas plus que nous n'oublions la perte tragique d'Adrienne Roberts, une ambulancière âgée de 33 ans, membre de la section locale 231 du SEFPO, dans le Comté de Wellington, assassinée le 6 octobre dernier, et laissant derrière elle un petit garçon de six mois. Son mari est accusé de meurtre au premier degré.

Des campagnes comme les 16 jours d'activisme contre la violence sexiste et le Mois de la prévention de la violence faite aux femmes, que l'on observe chaque année en novembre, nous rappellent qu'alors que certains progrès ont été réalisés, la violence faite aux femmes se perpétue sans relâche. Pensez donc à ce qui suit :

  • Sept pour cent des femmes vivant en union libre ou mariées ont signalé avoir subi des abus physiques ou sexuels entre 1999 et 2004.

  • Huit victimes de violence conjugale sur 10 étaient des femmes.

  • La victime d'un meurtre sur cinq au Canada est le ou la partenaire intime du coupable.

  • Seul un tiers des cas de violence conjugale sont signalés à la police.

  • En 2004, les femmes autochtones étaient trois fois plus souvent victimes de violence conjugale que les autres femmes ou hommes, et le taux de violence conjugale chez les femmes autochtones étaient huit fois plus élevé que chez les autres femmes.

La violence et les mauvais traitements contre les femmes ne se produisent pas pour rien.  Il existe toute une gamme de raisons sociales et économiques qui font que les femmes souffrent de manière disproportionnée de niveaux élevés de souffrances, agressions et blessures aux mains de partenaires et prédateurs violents.

La sécurité des femmes est inextricablement liée à des facteurs comme la sécurité économique, la garde des enfants, le logement, des prestations d'aide sociale durables et l'équité d'emploi. Tant que nous, en tant que société, ne donnons pas aux femmes les protections économiques et sociales qui leur permettent de vivre en paix, avec dignité et en toute sécurité, nous pouvons nous attendre à les voir victimes de violence plus souvent que les hommes.

J'estime que la lutte pour mettre fin à la violence faite aux femmes n'est pas perdue.  Des progrès ont été réalisés; des attitudes et des lois ont changé.

Mais il reste encore beaucoup à faire.  Commençons donc par travailler sur les objectifs de la campagne de 16 jours d'activisme contre la violence sexiste et faisons-en une campagne de 365 jours.

Solidairement,

Patty Rout
Première vice-présidente/trésorière

Pour plus d'information sur les 16 jours contre la violence sexiste, visitez :

http://16dayscwgl.rutgers.edu

 

 

Patty Rout, Première vice-présidente et trésorière

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