Les coupures dans les hôpitaux ne guérissent pas; participez à une
manifestation le 18 avril
8 avril 2009
Après votre médecin de famille, les hôpitaux
sont le symbole le plus reconnu de notre système de soins de santé public. Ils
représentent un havre rassurant où trouver refuge dans des centaines de
communautés et ils sont aussi le lieu de travail de dizaines de milliers de
professionnels hospitaliers dévoués et qualifiés ainsi que du personnel de
soutien.
Pourquoi, alors, notre gouvernement
provincial fait de son mieux pour priver ces établissements publics essentiels
d’un financement adéquat ? Ce n’est certainement pas parce que c’est ce que le
public demande. Sondage après sondage effectué auprès des canadiens indique que
ces derniers veulent le renforcement de notre système de soins de santé, à
commencer par les services qu’ils reçoivent auprès de leur hôpital local.
Le budget provincial du mois dernier a
renforcé l’approche indifférente du gouvernement de McGuinty au sujet du
financement des hôpitaux. Alors qu’on a fait un bruit considérable avec
beaucoup de félicitations au sujet des 4,5 milliards de dollars de réductions
fiscales aux entreprises, le financement de base des hôpitaux n’a été augmenté
lamentablement que de 2,1 pour cent. L’an passé l’augmentation était de 2,4
pour cent. L’Association des hôpitaux de l’Ontario a déclaré que les hôpitaux
ont besoin d’au moins 3,5 pour cent juste pour maintenir le statut quo.
Par conséquent ce n’est pas vraiment une
surprise que l’on constate que 80 pour cent de tous les hôpitaux en Ontario
fonctionnent avec une dette d’exploitation, n’est-ce pas ?
Aux termes de la loi, les hôpitaux ne sont
pas autorisés à financer des déficits. Que reste-t-il alors comme solutions aux
administrateurs d’hôpitaux ? Ils commencent tout d’abord à augmenter les frais
aux usagers, comme les frais de stationnement. Puis ils sortent les cisailles
et commencent à couper dans les coûts pour ce qui est de l’administration et des
services de soutien, y compris le contrôle des infections. Si cela ne suffit
pas, ils commencent à couper dans le vif en éliminant des services cliniques.
On pourrait perdre jusqu’à 5 000 postes équivalents à plein temps cette année
au fur et à mesure que les hôpitaux ont du mal à équilibrer leurs budgets.
En tant que syndicat représentant plus de 20
000 travailleurs hospitaliers le SEFPO passe à l’action.
Le samedi 18 avril, les membres du SEFPO,
sous la bannière organisatrice de la Ontario Health Coalition, vont se joindre à
des milliers d’autres membres de syndicats affiliés comme le SCFP, SEIU et les
TCA pour des manifestations dans toute la province afin de demander que le
gouvernement de McGuinty rétablisse un financement intégral de nos hôpitaux.
Pour renforcer notre message, des publicités
à la télévision ont été achetées lors de l’émission Hockey Night in Canada au
cours des semaines qui s’en viennent. Notre message devrait selon les
estimations atteindre 2,8 millions de téléspectateurs dans le Sud, le Centre et
le Nord de l’Ontario.
Je vous encourage fortement à participer à
l’une des manifestations dans votre communauté.
Veuillez visiter notre site Web à
http://www.opseu.org/bps/health/april-18-rally.htm pour
trouver les horaires et l’emplacement de l’une de ces manifestations proche de
vous.
Cette lutte donne déjà des résultats. Le
gouvernement de McGuinty a garanti que la SU de Petrolia resterait en place
pendant cinq ans à la suite d’une manifestation communautaire importante en
réponse à un plan de fermer cet établissement. Un plan de déclasser la SU de
Trenton pour le statut d’un établissement de soins d’urgence a été mis de côté
après l’indignation de la communauté.
En attendant, Hamilton Health Sciences avait
planifié de convertir sa SU en établissement destiné uniquement aux soins de
pédiatrie jusqu’à ce que la communauté ait manifesté dans les rues. La SU de
Bowmanville a obtenu récemment 1 million de dollars en nouveau financement de la
part du RLISS du Centre-Est après que la communauté soit venue au secours de
l’hôpital local.
Nous pouvons faire la différence, il suffit
seulement de faire un effort.
En toute sollidarité,
Patty Rout
Première vice-présidente / Trésorière
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