Fonction Publique de l'Ontario. Negociation 2014 de la FPO

Tour de table de la FPO, numéro 27 - Sommaire de l'accord de principe conclu avec le gouvernement par l'équipe centrale/unifiée

Le 6 octobre 2015, Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a annoncé que l’équipe de négociation centrale/unifiée a conclu un accord de principe avec le gouvernement de l'Ontario. Les employés de la fonction publique de l'Ontario (FPO) travaillent sans une convention collective depuis le 31 décembre 2014.

« La ronde de négociation précédente a été difficile, mais cette ronde a été l’une des rondes les plus difficiles auxquelles la FPO a fait face, » a avoué Thomas. « Après que nous avons envoyé un message d’un ton convaincu que nous étions là pour négocier, l'employeur est retourné à la table de négociation avec une proposition révisée. L'équipe a repoussé les concessions draconiennes de l'employeur et a donc réalisé des gains importants. »

La présidente de l’équipe centrale/unifiée, Roxanne Barnes, a dit que l'équipe a lutté durement depuis longtemps pour refuser la plupart des concessions, mais a noté qu’au SEFPO, nous avons beaucoup de travail devant nous. « Nous devons rester actifs, forts et dynamiques. Nous devons continuer à nous battre pour arrêter l'érosion de la qualité des services publics. »

L'accord est de trois ans, couvrant la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017.

Les rajustements salariaux (selon l’accord unifié) comprennent :

  • 2015 : Aucune augmentation de salaire
  • 2016 : Une somme globale équivalant à 1,4 pour cent
  • 2017 : Une augmentation de 1,4 pour cent
  • 2016-17 : La progression à travers la grille des salaires est gelée

Ci-dessous quelques-unes des concessions que l'employeur avait demandées mais que votre équipe de négociation a pu repousser avec succès.

  • Une prolongation du gel de salaire de deux ans, qui avait déjà été mis en place depuis deux ans.
  • Une expansion permanente de la grille des salaires à 12 échelons, avec un taux de départ de cinq pour cent au-dessous du taux actuel. Cela aurait touché à la fois les travailleurs nouvellement embauchés et les travailleurs qui changent de postes.
  • Des concessions dévastatrices pour notre régime d'avantages sociaux. La formule des médicaments à plusieurs niveaux aurait réduit l'accès à l'assurance-médicaments et laissé à une tierce personne les décisions relatives aux niveaux dans lesquels tombent les médicaments.

De plus, votre équipe de négociation a inséré avec succès dans l’accord de principe du libellé contre la privatisation pour améliorer la sécurité de l’emploi et inclure une allocation de transition de carrière. De cette façon, l'employeur sera obligé de travailler avec le syndicat avant que le gouvernement privatise ou déleste les services qu'il offre.

Bien qu'il existe des concessions mineures dans l'accord, ils sont minimes par rapport aux gains que nous avons réalisés. De plus, votre équipe de négociation a été en mesure d'atténuer les concessions restantes sur la table.

Par exemple, en ce qui concerne l'indemnité de licenciement, dans les négociations de 2012-13, l'indemnité de licenciement a été supprimée pour les nouvelles recrues. Dans cette ronde de négociation, l'employeur avait exigé le plafonnement de l'indemnité de licenciement au 31 décembre 2015.

Votre équipe de négociation a réussi à négocier une année supplémentaire pour accumuler l'indemnité de licenciement. En tant que tel, lorsque les employés prennent leur retraite, une indemnité de licenciement sera basée sur leur taux de rémunération au 31 décembre 2016. Si un employé a accumulé une indemnité de licenciement (une semaine de paie par année de service, jusqu'à un maximum de 26 semaines), ils n’auront pas perdu ce qu'ils ont accumulés jusqu'à cette date.

Un autre exemple est la protection d'assurance à long terme. L'employeur a présenté une liste de concessions qui aurait supprimé toute la garantie. Votre équipe de négociation a été en mesure de retirer toutes les concessions, sauf une seule concession. Selon cette disposition, quand un membre est admissible à la retraite avec une retraite non réduite (en utilisant le facteur 90 ou la disposition 60-20), ou a payé des cotisations au régime de retraite depuis 30 ans, il peut prendre sa retraite et continuer à bénéficier de la protection d’assurance à long terme. Toutefois, s’il choisit de garder cette protection, il doit payer sa part de cotisations.

Un autre exemple est la réhabilitation obligatoire. L'employeur avait exigé que les travailleurs en congé de maladie de courte ou longue durée de participent à un programme de retour au travail, selon les recommandations données par la compagnie d'assurance. Si les travailleurs refusent de participer, leurs prestations seraient résiliées. Votre équipe de négociation a réussi à supprimer cette disposition telle qu'elle applique aux travailleurs en congé de maladie de courte durée. L'équipe a également été en mesure d'ajouter un processus de règlement d'arbitrage rapide pour tous ceux dont les prestations sont terminées.

Dans ses commentaires sur l'accord de principe, Thomas n'a pas tardé à protester contre la position de « zéro net » du gouvernement. « Les libéraux ont coupé la rémunération des employés du secteur public, alors ils offrent aux grandes entreprises de généreuses réductions d'impôts. Ces réductions coûtent à la province de l’Ontario 2,5 milliards de dollars par année – deux fois plus que la totalité de la masse salariale des employés de la FPO que le SEFPO représente.

« Les concessions que cet employeur a exigées n’ont pas aucun rapport avec le déficit. Ils veulent tout simplement transférer de l'argent des travailleurs aux grandes entreprises et investisseurs privés. »

On n’aurait jamais pu conclure cet accord de principe sans les efforts inlassables et la solidarité indéfectible des membres de la FPO à travers la province. Merci à nos membres, au personnel du syndicat, au Conseil exécutif et aux mobilisateurs pour leur travail acharné et leur dévouement absolu.

Thomas a également salué les membres et les représentants locaux pour leur précieux soutien, et tous ceux impliqués dans les négociations, pour leur aide particulièrement utile à la conclusion du meilleur accord possible. « Je ne pourrais pas être plus fier de faire partie d’un syndicat qui présente un front uni en étant confronté à des tactiques d'intimidation alarmante. L'employeur a donc été obligé de reculer face à la solidarité et à la détermination de nos membres. »

Votre équipe de négociation a conclu l’accord de principe le 22 septembre. À la demande de l'équipe des Services correctionnels, qui continue à négocier avec le gouvernement, nous ne l’avons pas communiqué à nos membres tout de suite. Toutefois, étant donné qu’aucune date de négociation pour les Services correctionnels n’est prévue avant novembre, nous avons finalement décidé d'annoncer l'accord de principe sans plus tarder.

Il est à noter que deux membres de votre équipe de négociation n’appuient pas la ratification de l'accord de principe : Dylan Lineger (section locale 410) et Glenna Caldwell (section locale 302).

Allez voter !

Tous les membres de la FPO doivent participer au vote de ratification. C’est votre convention collective – c’est votre avenir. Des réunions d'information seront organisées dans chaque région du SEFPO entre le 19 et le 23 octobre. Il peut y avoir d'autres réunions dans votre région ou section locale au cours des deux prochaines semaines. Les renseignements sur ces réunions seront publiés localement. Le vote de ratification aura lieu les 27, 28 et 29 octobre. Assurez-vous de vérifier le site Web du SEFPO pour les heures et les lieux des réunions d’information et des bureaux de scrutin.

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