C'est une question de responsabilité

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Chers amis,

Quand je suis devenu délégué syndical au SEFPO, je n’aurais jamais rêvé qu'un jour je dirigerai une société à but non lucratif ayant des revenus de 100 millions de dollars par année. Et je n’aurais jamais osé rêver d’être responsable devant 130 000 membres de la façon dont cet argent serait dépensé. 

Mais pourtant, je suis ici.

En tant que président du SEFPO, je prends mes responsabilités très au sérieux. Je sais que les membres du SEFPO travaillent dur. Je le respecte, ainsi que les cotisations que vous versez pour permettre à votre syndicat de fonctionner. Ainsi, c’est mon travail, à moi et au premier vice-président/trésorier Eduardo (Eddy) Almeida, ainsi qu’à tous les membres du Conseil exécutif, de faire en sorte que nos membres en aient pour chaque sou qu’ils cotisent.

Cela s’applique tout particulièrement à notre personnel. À l’heure actuelle, deux tiers de toutes vos cotisations sont dépensées pour le personnel et d’autres coûts connexes. Il n’y a rien de mal à ça, bien sûr. Le SEFPO est un syndicat axé sur les membres, c’est sûr, mais c'est un navire bien trop gros pour être dirigé uniquement par des bénévoles.

C’est pourquoi nous embauchons le nombre d’employés dont nous avons besoin, dotés des qualifications nécessaires. Chaque jour, notre personnel négocie des contrats, traite des griefs, organise des campagnes majeures et fait tout ce pour quoi les membres du SEFPO les paient. Et ils ne manquent pas de talent.

Nous nous attendons des membres de notre personnel qu’ils fassent tous et toutes preuve d’un professionnalisme supérieur. Le SEFPO est le syndicat exceptionnel qu’il est parce que notre personnel répond à cette norme, jour après jour.

Mais comme dans toute organisation dirigée par des gens, certaines personnes font des choses qu’elles ne devraient pas faire. Parfois, ce sont des erreurs. D’autres fois, ce ne sont pas des erreurs. Quoi qu’il en soit, j’estime que nous devons tous et toutes être tenus responsables de nos actions.

Récemment, j’ai fait l’objet de critiques désobligeantes pour cette croyance.

Le 12 septembre dernier, lorsque l’Assemblée législative a réouvert, j’ai publiquement demandé à notre première ministre d’assumer la responsabilité de ses mauvaises décisions et de convoquer une élection. Quelques jours plus tard, comme si on me répondait, un chroniqueur politique du Toronto Star, fervent défenseur de Kathleen Wynne, a décidé de s’en prendre à moi et à notre syndicat. Oh, ce n’est pas la première fois bien sûr!  

Dans sa chronique du 17 septembre, Martin Regg Cohn s'est dit contrarié par ma décision de discipliner un petit nombre de nos employés pour ce que j’ai considéré être de graves erreurs au travail. Il semblait penser que je n’avais pas été raisonnable.

Je ne suis pas d’accord avec lui. Si quelqu’un désire plus que tout traiter les gens équitablement, c’est bien moi. Je ne crois pas qu’un employeur devrait avoir le droit absolu de traiter ses employés comme il l’entend. C'est pourquoi je me suis impliqué dans mon syndicat en premier lieu.

Et c'est pourquoi j’appuie le processus de règlement des griefs. Si un tiers indépendant et impartial me dit que j’ai fait une erreur, alors je respecterai sa décision.

Monsieur Cohn a insisté pour que je lui donne des détails sur les griefs en cours déposés par mon personnel. Je ne vais certainement pas les lui donner. Ces renseignements restent confidentiels jusqu’à ce qu’on les expose dans le forum juridique approprié. Pour toutes les personnes concernées, la façon la plus juste de régler des différends à l’interne est la médiation ou l’arbitrage, certainement pas les pages d’un journal. J’aurais pensé que le Star, après ses propres tragédies au niveau de son personnel, le comprenne. 

Bien entendu, ce genre de nouvelles nous distraient des véritables problèmes du jour. Les libéraux continuent de couper dans les services publics. Ils continuent de privatiser et ils continuent d’attaquer nos emplois et nos salaires. Malheureusement, ce genre de réductions draconiennes au niveau des services et des emplois n’intéressent que très peu Monsieur Cohn. 

Dans les semaines et les mois à venir, c’est de cela dont je vais parler. C’est de cela dont nous parlerons. Et tandis que nous en parlons, je garderai l'œil grand ouvert sur les services que nous fournissons à nos membres afin de m’assurer qu’ils correspondent aux services que mes membres fournissent aux Ontariens : des services de qualité supérieure et du travail dont nous pouvons être fiers.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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